Connexion

Récupérer mon mot de passe

Derniers sujets
» DarkCoco, pour vous servir
par Delta 38 Ven 17 Nov 2017 - 17:05

» Réouverture des serveurs de Battlefront 2
par Delta 38 Mer 4 Oct 2017 - 19:42

» Liens et images en vracs
par Delta 38 Jeu 10 Aoû 2017 - 18:09

» Question diverse
par Delta 38 Mar 6 Juin 2017 - 18:01

» Delta 38
par Droide archiviste Dim 4 Juin 2017 - 17:35

» L'accomplissement [Epreuve de Zia]
par Delta 38 Sam 3 Juin 2017 - 21:39

Partenaires

The Living Force RP


Ancien Forum FJA

Novembre 2017
LunMarMerJeuVenSamDim
  12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
27282930   

Calendrier Calendrier


La Grotte aux Cascades

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

La Grotte aux Cascades

Message par Invité le Dim 13 Avr 2014 - 11:21

Par delà les mystiques brumes ancestrales, derrière ces voiles qu’aucun œil ne peut percer, là où n’existent plus ni le bien ni le mal, au centre de cette frontière qui marque la croisée des mondes, se dresse, située hors du temps, une île, où prennent naissance tous les océans.


Filant, la nuit, avec pour compagnie les étoiles mes amies, je me perdis jusqu’à ces opaques brouillards. Pris dans l’effroyable tempête des furies, mon vaisseau fut brisé, frappé, fracassé de toutes parts. Assommé dans la tourmente, je m’éveillais dans un navire échoué. Ici, par la magie, devient épave de bois tout objet qui s’échoue.

Je découvris cette caverne scintillante, dont les majestueuses parois miroitent les milles reflets d’une eau de saphir où s’écoulent de brillantes cascades turquoise. Un fin sable doré recouvre les rives de ce paisible endroit, jadis tanière des Harpies défaites par Ulysse. Dans les maints cavités autour des bassins nichent à présent quelques drakôns indomptables, et dans l’eau paisible nagent des Sirènes fabuleuses, gardiennes étonnantes ce lieu.



Annoncé par les étoiles et les arborescences des profondeurs, je dus me frayer un chemin jusqu’au sommet de la Grande Chute, dont les flots traversent les âges et les brumes pour donner vie aux océans. Arrivé là-haut, j’aperçus une lumière bleutée filtrer à travers les glyphes gravés dans la source. Appelée, sondée au plus profond, mon âme pure fut acceptée dans le cœur du cœur, source sacrée de la Grande Chute, gardée par les Sirènes.

Elles m’accueillirent et devinrent des amies, et aujourd’hui, rien n’entrave la confiance qui nous lie. Désormais, l’eau des cascades ruissèle jusque dans mes veines, et cette caverne est devenue mon foyer. D’une nuit, je passe des semaines là-bas, méditant, discutant, apprenant, découvrant. Je dors sur le sable doux, saute du haut des chutes jusque dans l’eau fraîche, et me détend sous les rideaux  ruisselants.



Plongeant dans les profondeurs de saphir, les flots me transportent au lieu désiré. De leur chant mélodieux, les Sirènes me rappellent quand elles le souhaitent, et de mon sommeil ou d’un battement de paupières, je me retrouve à nouveau sur le sable fin de leur île. Très rares sont les visiteurs qui viennent s’échouer, apportés par les brumes imprévisibles, mais ils repartent très vite, renvoyés à leur rivage d’origine par les courants enchantés.

C’est un lieu gardé par les dieux, une île insaisissable perdue au milieu des brumes impénétrables, bercée des voix mélodieuses des Sirènes et du clapotis des cascades, un lieu auquel je suis désormais lié, mon véritable foyer. Bienvenue à Anthemoessa.



Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: La Grotte aux Cascades

Message par Invité le Dim 13 Avr 2014 - 11:27

- Tu es désormais le Gardien des Cascades, chargé de protéger la caverne de toute intrusion du mal.

Je m’étonnais :
- L’île n’est-elle pas déjà dissimulée aux yeux de tous ? Impalpable ? Perdue dans une réalité intangible ? Je croyais que seuls ceux que l’île acceptait pouvaient s’y échouer.

L’une des Sirènes répondit :
- Malheureusement, il est déjà arrivé qu’une entité malfaisante ai réussi à se frayer un chemin jusqu’à nous.

- Elles ont été menées ici par certaines divinités lors de disputes entre les dieux.

- En général, nos chants suffisent à les plonger dans notre mélodie de la folie, ou alors les drakôns les dévorent, mais cela ne suffit pas toujours.

Je les écoutais sans broncher. L’une d’elle alla jusqu’à une petite source à l’eau plus claire. Elle plongea sa main et en sortit en long objet :
- Voici l’Epée sans Nom, qui revient au Gardien pour vaincre les éventuelles menaces qui pèseraient sur la Grande Chute. Prends-là. Sa puissance est incomparable, et elle est désormais tienne. Tout autre ne verra qu’une simple lame sans attrait.

Je saisis la poignée et la soupesais dans mes mains. L’arme magique était légère et pourtant puissante. Il s’en dégageait une aura imposante, ancestrale. Je m’aperçus que l’épée était constituée de deux lames emboitées et que je pouvais ainsi la scinder en deux pour en manier une dans chaque main. Je m’inclinais profondément en les remerciant. Puis, je les interrogeais :
- L’arme pourrait-elle servir à vaincre les Siths ?

Elles eurent un regard interrogateur. Il est vrai qu’elles vivaient dans un lieu situé à la croisée de tous les mondes, de toutes les galaxies, et qu’elles s’intéressaient peu aux petits conflits particuliers de chaque univers. Je leur expliquai quelques mots de quoi il retournait.

- l’Epée sert à défendre la caverne, non à conquérir, répondirent-elles. Elle n’a de réalité qu’au sein de l’île. Sur les autres mondes, tu te serviras de ton arme laser.

- Je comprends, dis-je. Je suis maintenant engagé à une échelle bien plus vaste que les simples guerres entre planètes.

Les Sirènes me saluèrent :
- Vas, tu as notre bénédiction, Gardien des Cascades. Que la sagesse et les flots d’Anthemoessa te protègent.


Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: La Grotte aux Cascades

Message par Invité le Dim 13 Avr 2014 - 11:29

Cela commença par un duel contre un autre Jedi. Je ne sais pas pourquoi. Je ne sais pas comment. Nos sabres  s’entrechoquèrent, crépitèrent, étincelèrent. Je me battais comme si ma vie en dépendait. J’attaquais, je parais, je feintais, je frappais et j’esquivais. Un bête duel, et pourtant féroce, sans que je sache pourquoi.

Un moment, je trébuchais sur quelque chose au sol. Quelque chose qui n’aurait pas dû être là. Qui aurait dû me mettre en garde, me signifier que tout ceci n’était pas normal. Pas réel ? Je ne peux le dire. Pourtant, je n’ai pas vu ce que c’était. Mon sabre avait volé hors de portée. Je me retournais vers mon adversaire. Il me fixait. Sa tête plantée de cornes se mit à enfler, à grossir. Elle devint plus grosse que son corps. Ses yeux se mirent à flamboyer.

Son corps aussi se mit à grandir, à se déformer. Etrangement, je ne ressentais rien devant la monstrueuse mutation. J’observais juste, sans rien penser, comme si tout ceci n’était qu’un spectacle. Le corps devint un rancor. Un rancor diabolique avec une tête humaine maléfique. Il rugit, cracha des flammes sombres. De l’eau m’arrivait aux chevilles, elle me rassurait, me détendait. Je me sentais confiant.

L’eau m’arriva à la taille. Elle voulait saisir ma main. Je la laissais faire. Une forme se dessina entre mes doigts. Je soulevais des flots l’Epée donnée par les Sirènes. Je la brandis et fit face au monstre. Des brumes noires sans cesse changeantes semblaient l’entourer. J’avançais vers lui. Un flot soudain me souleva par derrière. Porté, je m’élevais au-dessus de l'ennemi-rancor. L’Epée flamboya dans mes mains. La créature rugit. Je frappais. Une terrible lumière blanche m’aveugla tandis que l’Epée déchaînait sa puissance…



Un bruissement m’éveilla. J’ouvris les yeux. C’avait été un rêve. Ou un cauchemar. J’ouvris les yeux et me redressais. J’étais dans la caverne de mon île, cette petite cavité recouverte de sable fin et agréable, là où j’ai pris l’habitude de dormir. Mais les parois avaient changé. Elles étaient d’une couleur différente, et semblaient se mouvoir lentement. Comme si les murs respiraient. Une inspiration. Une expiration.

Je captais un autre son, le bruit d’un tissu. Océa avança à mes côtés :
« Chaque nuit, ces fleurs choisissent un endroit de l’île pour y pousser. Ce soir, elles se sont trouvées bien chez toi. »
Elle s’avança vers l’une des parois. Océa, de son nom complet Océana, était l’une des Sirènes d’Anthemoessa. Mais au grand étonnement des autres, elle avait choisi de prendre une forme humaine. Cela n’altérait en rien ses liens avec les autres Sirènes. Elle m’accompagnait régulièrement quand je me rendais sur les autres mondes. C’était devenue une partenaire sage et courageuse, avec qui j’avais tissé un lien de profonde confiance, mon lien avec l’île quand je ne m’y trouvais pas.

Je me levais et la rejoignit. Son doux parfum se mêlait à celui des fleurs de la paroi. Effectivement, la roche était recouverte de milliers de petites fleurs multicolores. Je ne savais pas comment elles pouvaient pousser sur la pierre : les lianes vert sombres prenaient racine à même le roc. Il y en avait des bleus sombres, des mauves chatoyantes, des rouges bordeaux, des grises perles. Les fleurs épousaient les couleurs du clair de lune avec harmonie. Il y en avait de tailles et de formes différentes, comme des trompettes épatées, des pales d’hélice, ou des pétales torsadées. C’était une véritable mosaïque de couleurs, un spectacle bouleversant pour les sens.

Plus étrange encore, elles avaient l’air bien vivantes. Elles n’arrêtaient pas de s’ouvrir et de se refermer lentement, comme si elles respiraient. C’était de là que venait cet infime bruissement de feuilles qui m’avait éveillé, cette sensation que les murs inspiraient et expiraient. On aurait dit que la caverne elle-même était en vie. C’était un moment purement magique.

« C’est magnifique… » murmurais-je. Nous restâmes un long moment à contempler ces plantes fantastiques. Puis elle me salua en souriant et me laissa seul. Je l’observais s’en aller dans un froissement de tissu. Je restais seul devant ces fleurs vivantes qui m’offraient ce tableau féérique, jusque tard dans la nuit à ne me plus souvenir du moment où j’avais sombré dans le sommeil.



Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: La Grotte aux Cascades

Message par Invité le Dim 13 Avr 2014 - 11:31


« Tu peux me répéter ce qui t’est arrivé ? » demandais-je d’un air un interloqué.
«  Je suis un oursin et j’ai été victime d’un mauvais sort qui m’a transformé en cette chose dégoutante ! » me répondit la moule accrochée à son rocher. Je restais encore sous le choc. Accroupi au bord de l’un des bassins, j’avais été appelée par cette voix qui avait sollicité mon aide. Faisant comme si tout était normal, je poursuivis la conversation :
« Et… comment cela t’est-il arrivé ?
- J’ai voulu me rendre dans le bassin des moules pour changer un peu d’eau, expliqua la petite voix aigu. J’ai emprunté un courant qui y menait, et quand j’y suis arrivé, j’étais devenu cette chose. Tu peux m’aider à retrouver ma forme normale ?
- C’est que … euh… je ne m’y connais pas beaucoup en moules parlantes. »

Je me retournais vers Océa. Elle était venue voir ce que je fabriquais au bord de l’eau :
« Tout va bien ? m’interrogea-t-elle.
- Je suis en train de discuter avec une moule, mais à part ça, ma santé mentale se porte tout à fait normalement. Sérieux, les moules parlent ici ?
- Oui, pourquoi ? Les moules ne parlent pas dans tes mondes ? dit-elle avec curiosité.
- Non, pas que je sache. C’est la première fois.
- Tu dois bien t’ennuyer alors, jugea-t-elle d’un air sérieux.
- Pas vraiment, non, ironisais-je. Je suis occupé à plein de choses. La cueillette aux Siths par exemple... »

Océa se pencha vers la moule qui lui exposa son problème. Puis elle se redressa vers moi, l’air de trouver cela tout à fait normal.
« Tu sais comment s’y prendre pour la retransformer en oursin ? demandais-je.
- Non, répondit-elle honnêtement mais sans l’air de s’inquiéter. On va bien trouver. D’habitude, les oursins restent dans ce bassin là-bas, et les moules vivent ici.
- Parfaitement ! s’exclama la moule. On ne se mélange pas ! J’ai juste voulu aller goûter une eau d’une autre saveur. L’autre bassin est plus agréable à l’épanouissement des oursins, tandis que celui-ci semble plus adapté aux moules. » continua-t-elle sur un ton d’experte.
Je dérivais entre une irrésistible envie de rire, et l’ahurissement le plus total devant cette situation absurde. Nonchalamment, je constatais :
« Mais pas au point de transformer en moule ceux qui plongent dans ce bassin, et en oursin ceux qui vont dans l’autre. Je trempe mes pieds ici depuis tout à l’heure et je suis toujours humain.
- Essaie de la ramener de l’autre côté, ça marchera peut-être » me sourit Océa.

Je fis la grimace devant le comique de la scène. Me voilà à aider un crustacé doté de parole et qui se prétend être en réalité un oursin et tout ça dans un cadre totalement irrationnelle. Je tendais la main sur la moule et tirais un peu dessus pour la décrocher de son rocher. Je ne pouvais pas utiliser mon sabre sinon je l’aurais grillé avec. Elle gémit un peu, mais se laissa faire. Je n’arrivais pas à croire ce qui m’arrivait. Affichant une expression détachée, l’esprit dépassé par la situation, je me rendais au second bassin. La moule, tout excitée, n’arrêtait pas de gigoter dans ma main, si tant est qu’une moule puisse gigoter. Je m’accroupis au bord et la lâchais délicatement au-dessus de l’eau.

Elle tomba avec un plouf qui créa quelques ronds dans l’eau. Je les observais s’agrandir majestueusement, toucher le bord, puis revenir vers le centre dans un ballet incessant. Me concentrant à nouveau sur la moule, j’essayais d’apercevoir à travers les rides de l’eau si elle avait touchée le fond. Mais elle avait plutôt décidé de remonter à la surface pour me remercier. Je vis la moule percer le miroir de l’eau. Ou plutôt l’oursin, devrais-je dire.

« Merciiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii grand Gardien ! s’écria la même voix aigu. Je suis redevenu un superbe oursin ! »
Je restais abasourdi, la bouche entrouverte. Ma moule était redevenue un oursin ? Juste par un plouf dans l’eau ? Océa s’approcha de moi avec un sourire :
« Apparemment, ça a marché.
- Tu es un Héros, grand Gardien, poursuivit l’oursin en criant. Vive le Gardien ! Je vais raconter ton exploit aux autres oursins.
- euh… de rien… répondis-je un peu dubitatif. Ce fut un plaisir. »
L’oursin se laissa retomber au fond de l’eau, parmi les rochers tapissés d’oursins semblables, aux formes de petites boules brunes. Recouvertes de pointes qui scintillaient à l’extrémité, les piquants ondulaient lentement en rythme, créant un spectacle fascinant, éternel, que rien ne semblait pouvoir perturber. Un oasis de tranquillité, tout comme le reste de la Grotte.

« C’est bien, tu es un héros maintenant » s’amusa gentiment Océa. Je fis semblant de prendre un air boudeur :
« Moque-toi. Parler avec une moule et la "sauver", ce n’est pas ce qui m’arrive tout les jours.
- S’occuper des problèmes que rencontrent les habitants des cascades fait aussi partie des occupations du Gardien. » rigola-t-elle.
Je lui rendis son sourire, et partant tous les deux dans un grand fou rire, nous levâmes le regard vers la haute Chute, dont les flots s’écoulaient avec grâce et puissance et veillaient sur la Grotte.


Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: La Grotte aux Cascades

Message par Invité le Dim 13 Avr 2014 - 11:37

« Qu’y a-t-il là haut ? demandais-je en montrant le haut de la chute, qu’y a-t-il au-dessus de cette source qui donne naissance à la cascade ? »
Océa sursauta soudainement, un peu mal à l’aise. Les autres sirènes prirent également un visage fermé. L’atmosphère s’était brusquement refroidit. L’une des sirènes répondit d’un ton brusque :
« Rien pour toi, il y a directement le monde des dieux. On ne peut monter. »
Elle avait tenté un sourire mais celui-ci sonnait faux. Pourtant, quelque chose m’attirait là-haut, quelque chose lié à mon cauchemar, cet objet qui n’aurait pas dû y être. Je tentais d’insister :
« Pourtant, j’ai aperçu des saillies dans la roche, il y a moyen de grimper. »
L’une des sirènes s’éloigna un peu, et sembla s’intéresser au reflet d’une petite fontaine.
« Ta place est ici, Gardien, me répondit une autre. Protéger la grotte est ton rôle. Il n’y a rien là haut. »
Je haussai les épaules, inutiles de discuter avec elles.

Soudain, la sirène de la fontaine s’exclama :
« Des wampas attaquent dans les fondations de la grotte. »
Les autres sirènes s’effrayèrent. J’interrogeais :
« Des wampas ? Ici ?
- Ce sont des spectres de wampas. Le royaume souterrain se situe en dessous, et il arrive que parfois certains des esprits arrivent à remonter à travers les failles profondes.
- Mais ne t’inquiète pas, l’épée peut les frapper. Elle a été crée pour.
- Dépêches-toi, il ne faut pas qu’ils remontent aux cavernes médianes. »
Elles me pressèrent d’aller les affronter. Inquiet, je quittais en courant la pièce.

Je me rendais dans la cavité intérieure. Plusieurs Wampas tournaient effectivement sur l’îlot central. Je nageais jusqu’à eux et posais le pied sur la roche au milieu du lac. Tout autour, plusieurs petites chutes coulaient avec paresse, comme imperturbables malgré la menace présente. Les monstres étaient grands et couvert d’une épaisse fourrure blanche. Ils grognèrent en me voyant et se montrèrent menaçant. Pour des spectres, ils avaient l’air plutôt réels, mais je devais défendre ma cascade. D’aussi loin que je m’en souvienne, c’était là que je vivais. Je n’avais connu que ce lieu, mon foyer. Ces monstres ne le profaneraient pas. Je levais mon épée bien haut, et lorsqu’il m’attaquèrent, je frappais. Le premier coup trancha le bras d’un Wampa qui s’était montré assez stupide pour s’approcher. Sans réfléchir, je fis une roulade et transperçais une seconde créature. Je me mis à donner des coups dans tous les sens. La moitié des monstres était à terre.




Je fus pris d’un vertige. Quelque chose clochait. Mon regard se posa sur le premier bras tranché. Du sang en suintait abondamment. Dérangé, je vacillais. Les sirènes avaient menti. Les Wampas étaient des créatures bien vivantes. L’un des monstres me balaya d’un large coup de patte. Furieux contre je ne sais qui, je me relevais et en finissais avec les Wampas restant. Il était temps de mettre certaines choses au clair.

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: La Grotte aux Cascades

Message par Invité le Dim 13 Avr 2014 - 11:43




Quand la colère délivre l’esprit du carcan de la raison, que la méfiance griffe les voiles du mensonge et allume de fragiles lueurs vers le chemin de la vérité, l’homme alors se relève et, assoiffé d’une rage mêlée de rancœur, il brise les chaînes insidieuses qui entravaient sa conscience.


De gestes furieux, il écarte ceux qui se dressent sur son chemin, fussent-ils amis ou ennemis. Rien ne lui importe plus que de piétiner l’ancienne malédiction et révéler à la clarté du feu intérieur ce que les desseins surnaturels lui cachaient.

L’esprit obnubilé par le désir de savoir, de sortir de la destinée qu’on lui a tracé, il demeure sourd aux ordres et aux interdictions. Les chants mélodieux fracassent leur écume enchantée sur les falaises de ses convictions. Insensible, il avance d’un pas déterminé vers les corniches qui serpentent jusqu’à cette lueur de liberté.

Ses mains caressent la roche sablée, l’agrippent. Lentement, inexorablement, face à toutes les volontés, il escalade les parois interdites. De fines fleurs multicolores poussent sur la roche, l’accompagnant dans sa montée. La rapidité à laquelle elles croissent le stupéfait. Elles ouvrent et referment des milliers de pétales chatoyantes comme si elles respiraient, cherchant à l’accrocher, sans qu’il ne sache si elle souhaitent le retenir ou lui témoigner leur affection.

Il grimpe plus vite, plus haut que les fleurs, les plantes, les rochers, la marée, le ciel, les étoiles. Il approche de cette percée dans la voute de la caverne, cette lumière qui mène sur le dessus. D’un dernier effort, il l’atteint.


Me hissant, je passais la tête à travers l’ouverture. Mon cœur manqua un battement. Au-dessus de la grotte des sirènes, au-dessus de la Grande Cascade, se trouvait une autre cavité, toute aussi gigantesque. Issu des tréfonds de ma mémoire, déchirant le voile des souvenirs, rappelant en moi ce passé qui m’avais été retiré, un nom, un seul nom aussi familier que lointain, aussi profond que puissant, franchit mes lèvres. Seul, immobile, perdu au milieu de cette immense caverne, je murmurais le nom de l’épave de mon vaisseau qui dressait encore fièrement sa proue devant moi : « l’Azur… »





Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: La Grotte aux Cascades

Message par Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum