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Journal de Guerre, soldat Epsilon

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Journal de Guerre, soldat Epsilon

Message par Artyom Oulianov le Lun 13 Juil 2015 - 11:38

1.2.2 de la guerre des clones, Artyom Oulianov, escouade de démolition 707st
Il y a trois jours encore, nous étions ensemble au minibar de la caserne, nous riions ensemble. Nous étions heureux de servir la république.
Mais aujourd'hui je suis seul. Ca devait être une mission de routine, nous devions dégager le terrain pour une intervention du 13éme commando. Mais le commando n'est pas venu. Moi et Sigma attendions a l'extérieur tandis que le capitaine Lambda et le reste des troupes posaient les charges a l'intérieur du complexe. C'était calme, trop calme.
"Qu'est ce qu'elles foutent les forces spéciales ? Ca fait une heure qu'elles devaient être sur place"
J'acquiesçais, sans trop m'en faire cependant. Les communications avait du mal a passé sur ce trou perdu. Quel planête c'était encore ? Ossus ? Peut être.
Sigma semblait plus tendu, mais il était d'un naturel inquiet. Il s'agitait nerveusement, caressant son blaster comme pour se réconforter. Y'avais quoi dans cet entrepôt d'abord ? Pas de présence ennemie a en croire le débrief.
Je sortais une bouteille d'eau de vie de mon barda, on est pas censé boire en service, mais dans notre escouade c'était différent, une sorte de ralliement ou de tradition militaire.
"Nazdrovie !" S'écria t'on en levant nos verres. On a bu cul sec, la tête bien haute. Mais quand je vis de nouveau la sienne, elle était méconaissable, un rictus étrange sur son visage et un gros trou dans sa tempe. Dans ces moments la, on réagit bizarrement. Qu'est ce qu'il s'était passé ?  Je réalise enfin avoir entendu un "crac" sourd, distinctif des blaster gros calibre. Je tourne la tête et aperçois le sniper qui a descendu mon meilleur ami sur une colline, a une centaine de mètres de là. Tout ça s'est passé en une fraction de seconde bien sûr. C'est dingue ce qu'il peut se passer en une fraction de secondes, toutes les questions qu'on peut se poser dans sa tête. J'aurais largement eu le temps de me mettre a couvert, mais je suis resté planté là, mon verre a la main. L'odeur de la chair calcinée commença a me monter au nez. Je finis enfin par sortir de ma léthargie, juste a temps pour éviter un tir mortel. Le blast ricoche sur mon épaulière, je suis projeté par la secousse, le souffle coupé. L'avantage des blessures au laser, c'est que ça cautérise instantanément, mais j'ai tout de même encore une vilaine cicatrice a cet endroit. Je touche terre, j'arrive pas a respirer. Je cherche mon blaster a tâtons, puis je m'abrite derrière un rocher en essayant de reprendre mon souffle. C'est alors que je me mets a hurler comme jamais, les larmes aux yeux.
SOLDAT A TERRE
Y'a du grabuge dans le sous sol, le commandant gueule des ordres, les sous off' aboient aussi quelques instructions. Mais globalement c'est la merde. Nous on était la pour poser des charges, les escarmouches c'était pas notre domaine. Théta et Delta me rejoignent a la surface, prennent couvert. Ils ont leur casque, mais je devine leur mines en voyant ce qui reste de Sigma. Moi, j'essaye encore de me calmer. Théta me secoue, me fout des claques, mais je l'entends plus. J'entends plus rien, je reste là a fixer Sigma, j'espérais encore qu'il se réveille avec un mal de crâne, on en rirais plus tard, une fois qu'on se serait débarrasser des tas de ferrailles, avec tout le monde. Puis je réalise.
Il est mort.
Je reprends enfin mes esprits. Je fais feu en direction des tireurs isolés. Je me mets rapidement a découvert pour les arroser briévement et j'en profite pour regarder combien ils sont. Environ une demi douzaine a premiére vue, ce qui m'inquiétais le plus était la masse noire qui se déplaçait au loin. Des Super Droîdes. Et il y en avait une 20aines au moins.
D'autres nous rejoignent, Iota et Upsilon dégomment 3 des tireurs tandis que le commandant trafique sa radio pour demander des renforts.¨
On descends sans trop de difficultées les autres snipers, Alpha est touché mais il s'en sortira. Du moins c'est ce qu'on pensait. Le commandant n'arrive toujours pas a joindre le QG, il décide de continuer la mission. Il redescends avec Iota et Oméga et planifie la détonation.
Quand on lui demande si les renforts arrivent, il secoue lentement la tête.
Alors c'est la fin ? On va tous crever ? C'est ce que semblait dire son regard, résigné.
Les super Droïdes se rapprochent. L'estimation était bien optimiste, ils sont au moins trente.
On ouvre le feu en premier, les 13 qui restaient. Je les arrose quelques secondes et je recharge.
On avait l'avantage du terrain, légèrement surélevé, mais la pente aurait beau être raide comme le balais dans le cul du Major que ça n'aurait rien changé. On en fit tomber une dizaine, mais ils étaient maintenant a portée de tir.
Théta tombe, touché par trois fois au torse. Il est encore vivant mais il hurle a la mort. Upsilon est plus silencieux, normal, avec le bastos qu'il a pris dans la tête il a du crever sur le coup. Kappa et Delta tombent aussi, mitraillés par les droïdes. Comme si le moral était pas déjà assez bas, un Droïdeka arrive en furie vers notre position, ignorant les tirs de suppression. Il est temps de sortir Natascha, c'est peut être la dernière fois que tu servira ma belle. Je me mets en position, j'ai le droit qu'a une chance. Missile armé, je règle la lunette. Je respire un grand coup, en essayant de faire abstraction des cris de douleur où de terreur -surement les deux- provenant de toute l'escouade.
Je me découvre, ils ne sont plus qu'a vingt mètres de notre couverture, le droïdeka lui est a moins de dix mètres. Je presse la gachette. L'obus part et je le vois presque au ralenti. Tout le monde se tait, on aura aucune chance si il n'atteint pas sa cible. Allez mon gars, tu peut le faire! On peut le faire !
Je l'ai raté.
Cette saloperie l'a esquivé au dernier moment. J'explose une demi douzaine de pétasses derrière, mais nous savons désormais que c'est un baroud d'honneur. La masse de brozium s'abbat sur nous comme un rapace fonce sur un lapin. C'est la fin. Il frappe Théta, déjà mal en point, de plein fouet. Malgrès son armure on peut entendre ses os se briser tandis qu'il hurle de plus belle. La machine de mort se déploie, dans un vacarne a vous faire glacer le sang, et commence a faire feu sur nous. De flanc, la majorité des tirs atteignent leur cible. On tombe un par un, une vraie danse macabre. Il me touche a la jambe, je peine a bouger. Je tente de lui rendre la pareille avec un tir sur ses appuis, mais il active son bouclier au même moment. Frustrant n'est ce pas ? Etre au bord de la mort et ne même pas pouvoir égratiner son assassin. Je tire a volonté. Je vais crever, alors autant crever dans les régles. Le bouclier ne faiblit pas bien entendu. Cette saloperie se retourne sur moi et me fixe avec ses "yeux" rouges. Je fais la paix avec mes dieux, quand tout d'un coup Théta, que je croyais mort, je jette sur lui. Son bouclier se désactive a ce moment, coup de chance. Il s'aggripe au droïde et hurle. Il me regarde et prononce ce qui sera ses dernières paroles. "ARTYOM, A L'INTERIEUR". Je ne me le fais pas dire deux fois. Je me lève sur ma jambe valide et je prends appui sur Natascha pour aller me réfugier dans le complexe. Je m'attends a ce que d'autres suivent mon exemple, mais rien ne se passe. Je tourne la tête derrière moi pour m'apperçevoir que tout le monde est a terre. Certains bougent encore, mais impossibles de dire si ils sont vraiment vivant. Je regarde Théta, horrifié, tandis qu'il place une charge explosive sur le torse du droïde. J'essaie de parler, mais j'ai de nouveau la respiration coupée, par le souffle de l'explosion. Je suis projeté a l'intérieur, je roule dix mètres plus bas. Il fait sombre ici, je vois le commandant et les autres un peu plus loin. J'essaie de les rejoindre en rampant, mais le plafond, fragilisé par la déflagration, commence a vouloir se tirer lui aussi. Je force la cadence, mais je ne parviens pas a éviter le rocher qui se fracasse sur moi. Je suis totalement immobilisé, je peux a peine respirer et je dois avoir tout mes membres en miettes. Les droïdes pénètrent la grotte, ils seront bientôt sur moi. Ils arrivent, a quelques métres maintenant. Dépèchez vous, j'ai mal bordel. Je repense a Sigma, a Théta, a tout les autres. Je vais y passer, et ensuite ce sera le tour du commandant et des autres. Oh non, ils sortent. Echappez vous ! ne mourrez pas en vain !
Mais aucun mot ne sort de ma bouche, juste des gémissements lorsque je vois Oméga tomber sous le feu nourri des droïdes de combat. Iota essaye de le traîner hors de la zone , malgré les avertissements du commandant Lambda. Evidemment il y passe aussi. Pour la premiére fois de ma vie, je vois le commandant craquer. Il hurle, il n'a pas été touché mais il hurle. Nous étions sous ses ordres, nous étions sous sa responsabilité. Il hurle nos noms, un par un. Il tire sur l'ennemi, en descends trois avant de se faire touché a son tour. Il retire son casque, il crache du sang. Je le vois ramper jusqu'à la porte, il sort un détonateur. "VENEZ ME CHERCHER" qu'il hurle. Les droïdes, pour je ne sais quelle raison, ne l'achèveront qu'une fois qu'ils seront dans  le rayon de l'explosion. Lambda aura eu le temps d'en emporter un bon nombre avec lui. Les éboulements recommencèrent, cette fois un gros caillou tombe sur ma tête. J'ai juste le temps de voir avec satisfaction que les Sukas rescapées n'en ont plus pour longtemps non plus, étant donné la quantité de merde qu'il pleut sur leur position. Je ferme donc les yeux.
"Mission accomplie ..."

Je me réveille deux semaines plus tard a l'infirmerie du temple d'Alzoc III, on m'a dit que j'était un miraculé, que j'avais une chance inouie de m'en être sorti.
Mais laissez moi vous dire une chose. Vivre avec des fantômes, c'est tout sauf une chance.
En mémoire de la 707 éme, escouade de démolition.
Nunc dimittis, resquiescamus in pace
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Artyom Oulianov


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